Un nouveau pas vers l’émergence de nouveaux projets aquacoles

L’aquaculture au Maroc est en phase de connaître un développement soutenu. Un appel à manifestation d’intérêt pour sélectionner les meilleurs projets aquacoles dans la zone méditerranéenne de Cap Mazari et Cap Targha, a été lancé cette semaine à Casablanca, par l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA).

On apprend en marge de la cérémonie présidée par le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, que ce premier appel concerne une zone de 260 hectares répartis en neuf concessions.

Cinq de ces concessions, de 20 ha chacune en conchyliculture, intéressent les moules, les huîtres ainsi que d’autres coquillage dans la zone A (Cap Mazari), alors que les quatre autres, de 40 ha chacune en pisciculture, ont comme espèces cibles : le loup, la dorade et le maigre dans la zone B (Cap Targha).

Selon le planning de l’ANDA, les projets retenus, dont l’investissement total est estimé à 300 millions de Dirhams (MDH), devraient produire annuellement 5.720 tonnes et générer au départ, un chiffre d’affaires de 258 MDH par an.
Vue la place qu’elle occupe dans le cadre de la stratégie Halieutis, l’activité aquacole est appelée selon, Akhannouch, à assurer une gestion durable des ressources halieutiques pour les générations futures.
Malgré le potentiel de développement qu’offre le littoral marocain notamment en matière de conchyliculture et de pisciculture, a déploré le ministre, le secteur aquacole se trouve encore à un stade embryonnaire et sa production n’a pas dépassé les 333 tonnes en 2010, soit moins de 1% de la production halieutique totale.
L’objectif est donc de relever le volume de production à 200.000 tonnes d’ici à l’horizon 2020, soit l’équivalent de 11% de la production nationale de la pêche à la même date. Le chiffre d’affaires de la filière passera à environ 5 milliards de DH.
L’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture a été créée fin 2011 avec pour mission de promouvoir les projets d’aquaculture afin d’en faire un véritable relai de croissance pour le secteur de la pêche nationale. Sa mission consistait d’abord à mettre en place un plan d’aménagement du littoral marocain pour le choix des sites devant abriter les futurs projets aquacoles et de définir le cadre juridique approprié pour l’exercice de cette activité et enfin d’aider à la concrétisation de projets à forte valeur ajoutée.
D’autres appels à manifestations d’intérêt seront lancés prochainement et concernent la côte méditerranéenne entre Cap Targha et Saidia et sur les axes de la façade atlantique, entre Sidi El Abed-Oualidia et les baies de Dakhla en passant par la baie d’Agadir, les terres basses de Tahddart et la côte de Laâyoune-Boujdour et Cintra.

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