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WWF : Le Maroc impliqué dans le commerce international illicite du thon rouge

WWF : Le Maroc impliqué dans le commerce international illicite du thon rouge

Le Maroc est parmi les pays méditerranéens impliqués dans le commerce illicite du thon rouge, bien que la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique (ICCAT) s’apprête à tenir sa prochaine réunion annuelle pour 2012, du 12 au 19 novembre courant à Agadir.

Une nouvelle étude commanditée par le World Wildlife Fund (WWF- Fonds mondial pour la nature) dévoile qu’entre 2000 et 2010, l’équivalent de 18.704 tonnes de thon rouge aurait été pêché et transité illicitement via le Panama vers le Japon, sans avoir été déclarées à l’ICCAT, organe officiel international de gestion des thonidés et autres espèces marines menacées.

Outre le Panama, au moins cinq pays de la Méditerranée (Maroc, Tunisie, Espagne, Italie et Turquie) ainsi que le Japon seraient impliqués dans ce commerce illicite du thon rouge. Suite à ces nouvelles révélations, le WWF a appelé l’ICCAT et les pays concernés ainsi que l’Union européenne, à ouvrir  d’urgence une enquête approfondie sur la base données disponibles, et de prendre les mesures et sanctions nécessaires qui s’imposent le cas échéant.

Basée à la fois sur la comparaison entre des déclarations douanières et données d’échanges commerciaux et les rapports de l’ICCAT, cette étude révèle, qu’en une décennie, près de 14.327 tonnes de thon rouge transformé, soit l’équivalent de 18.704 tonnes en poids vif, auraient été importés par le Panama des cinq pays méditerranéens, avant d’être réexpédiés en produits transformés vers le Japon, où le thon rouge est très prisé pour son utilisation dans le célèbre plat nippon, le Sushi.

Selon l’ICCAT, les activités illégales (INN) de pêche du thon rouge ont atteint des sommets en 2007 avec un total de captures estimé à 61.000 tonnes, contre 3 à 4000 T par an en 2003 et 2004, soit deux fois les quotas légaux autorisés.

Selon les documents disponibles, aucune de ces transactions n’a été déclarée à l’ICCAT, une pratique que la FAO, qualifie de «crime contre l’environnement».

La diminution des quotas et l’augmentation des contrôles ont réduit de façon significative les captures légales, mais de gros doutes persistent sur le maintien de la pêche et le commerce illégaux du thon rouge.

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La pêche au thon rouge d’Atlantique en Méditerranée a connu une situation de surpêche, au cours des dernières années, alimentée par la demande japonaise et le développement massif des fermes d’engraissement de thon dans la région. En 2007 par exemple, la pêche légale et illégale représentait en moyenne un total de captures 2 à 4 fois le quota recommandé par les scientifiques.

Afin d’assurer la reconstitution du stock, le WWF demande à l’ICCAT de s’en tenir aux avis des scientifiques et de maintenir le TAC (Total Autorisé de Captures) actuel fixé à 12.900 tonnes par an, pour les trois prochaines années.

A propos de Abdenbi EL OUADGHIRI

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