Oman ouvre son juteux marché aux exportations bovines du Canada

Oman vient d’offrir une bouffée d’oxygène aux éleveurs et industriels canadiens de la filière bovine, en leur ouvrant son marché. La nouvelle a été annoncée par les ministres de l’Agriculture, Gerry Ritz, et du Commerce international, Ed Fast. Ce marché arabe du Golfe rapporterait aux exportateurs canadiens, quelques 900.000 dollars par an, ce qui constitue, de l’avis de l’Association canadienne de l’industrie du bétail et de la génétique, « une hausse appréciable des exportations de produits agricoles du Canada vers ce pays ».
La décision du Sultanat d’Oman pourrait rouvrir les autres marchés des riches monarchies pétrolières du Golfe aux producteurs et exportateurs canadiens de bœuf.

Cette nouvelle possibilité d’exporter des bovins d’élevage vers Oman, indique dans un communiqué, le ministre canadien de l’Agriculture, est « le fruit des efforts constants du gouvernement du Canada pour retrouver l’accès intégral aux marchés du bœuf dans la région du CCG et pour créer plus d’occasions d’exportation pour les producteurs canadiens ».
En ces temps de crise, le Canada table beaucoup sur les marchés juteux des pays membres du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), qui comprend outre Oman, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Bahreïn et le Qatar,  pour doper ses exportations agricoles, dont les produits de la filière bovine.
Le gouvernement canadien, a souligné le ministre du Commerce international, est bien conscient que la conquête de nouveaux marchés pour les exportations de produits agricoles « crée des emplois, stimule la croissance et favorise la prospérité à long terme dans toutes les régions du pays ».
Le directeur exécutif de l’Association canadienne de l’industrie du bétail et de la génétique Rick McRonald, s’est de son côté s’est réjoui de voir les membres du Conseil de coopération du Golfe ouvrir leur marché aux bovins canadiens. Il espère que d’autres pays du CCG emboîtent le pas à Oman en souscrivant « à l’idée d’un commerce encadré par des normes internationales fondées sur des principes scientifiques » et autoriser les importations du bœuf du Canada. Neuf ans après la crise de l’ESB, la filière viande bovine canadienne est toujours très dépendante de la demande des USA. Les autres marchés restent marginaux.
En 2011, le Canada a exporté des bovins d’élevage d’une valeur marchande de 24,9 millions de dollars à travers le monde. Les exportations canadiennes de produits agricoles et alimentaires vers Oman avoisinent annuellement 1,1 million de dollars.

Le Canda n’est pas le seul à vouloir se frayer une place dans les marchés du Golfe, la plupart des puissances économiques de la planète, se bousculent au portillon pour profiter de la forte demande des monarchies pétrolières, où la crise économique internationale est faiblement ressentie et a eu peu d’impact sur leur croissance économique.

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