USA/Pêche: Un projet minier menace le saumon sauvage en Alaska

USA-Saumon-bristol-bayLa Bristol Bay en Alaska qui renferme la plus grande zone de reproduction du saumon sauvage au monde, est actuellement menacée par un futur méga projet minier.
Pour bloquer la future mine d’or et de cuivre, l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a engagé en ce début mars, une procédure administrative auprès de l’autorité fédérale des USA. L’action de l’EPA qui dure depuis trois ans, est appuyée par d’importantes études scientifiques ainsi que par la mobilisation des associations et groupes de défense de l’environnement, des professionnels de la pêche au saumon et des autochtones de la région.
Une responsable de l’EPA,  assure que le projet de Pebble Mine aurait des impacts néfastes significatifs et irréversibles sur les eaux de la baie de Bristol et l’abondance de ses pêcheries de saumons.
Afin d’éviter la pollution de l’écosystème de cette importante zone de pêche du saumon sauvage, l’EPA n’avait d’autres choix que d’engager une procédure administrative auprès de l’autorité fédérale américaine. Celle-ci devrait normalement prononcer une interdiction sans précédent, du projet minier avant même que la société ait soumis une demande de permis d’exploitation.

Du côté des promoteurs du projet minier Pebble, cette région renferme l’un des gisements les plus vastes et les plus riches au monde et pourrait produire durant les 30 années à venir, quelques 36 millions tonnes de cuivre et plus de 3.000 tonnes d’or.

En revanche, grâce à la qualité exceptionnelle de l’eau de ses rivières et de ses zones marécageuses très favorables à la reproduction du saumon, la baie de Bristol produit près de la moitié des saumons sauvages rouges (sockeye) dans le monde avec en moyenne de 37,5 millions de poissons par a La Baie de Bristol.

Le projet de la mine d’or et du cuivre se situe à la source de deux rivières où se trouvent les pêcheries du saumon qui assurent plus de 14.000 emplois et génèrent un chiffre d’affaire estimé à 480 millions de dollars.

Bien que leur projet minier soit financièrement rentable, les promoteurs devront néanmoins démontrer à l’autorité fédérale que l’exploitation de cette mine ne présente aucun danger pour l’écosystème dans la baie de Bristol, ce qui est loin d’être acquis.

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