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Aliment de bétail : Cri d’alarme des éleveurs contre les hausses excessives

Aliment de bétail : Cri d’alarme des éleveurs contre les hausses excessives

L’Inquiétude des professionnels de l’agriculture et de l’élevage est montée d’un cran avec le retard des pluies printanières. Ces derniers mois on ne parlait que du secteur agricole qui a durement souffert de la vague de froid et de la gelée qu’a connu le Maroc depuis le début de la saison hivernale. Aujourd’hui, ce sont à leur tour, les professionnels du secteur avicole et les éleveurs de bovin qui sont montés au créneau pour exprimer leur colère contre la hausse des prix de l’aliment de bétail et l’inertie des autorités de tutelles. La hausse de 40 % du prix des aliments de bétail a été fortement ressentie tant par les éleveurs de vaches laitières que ceux spécialisés dans l’engraissement. Dans la région du Souss-Massa-Drâa, la production de lait a drastiquement chuté pour atteindre des seuils critiques inhabituels. Les petits éleveurs qui sont les plus touchés par cette les premiers effets du déficit pluviométrique, peinent d’ores et déjà, à nourrir leur bétail. Ils sont parfois obligés de vendre à moitié prix une ou deux vaches de leur cheptel, pour nourrir les dizaines d’autres qui leur restent. La nourriture et l’entretien d’une vache laitière de race, coûtent à l’éleveur, quelque 120 DH par tête et par jour. Une situation alarmante qui ne touche pas uniquement les éleveurs gadiris mais qui affecte aussi les éleveurs d’autres filières et d’autres régions rudement éprouvées par l’absence des pluies et la vague de froid. Les éleveurs et agriculteurs fondent de grands espoirs sur les précipitations du mois de mars et avril pour sauver au moins les cultures tardives et les plantes fourragères.
Dans le Souss-Massa-Drâa qui participe à hauteur de 16 % à la production nationale du lait usiné et dont la production avait atteint quelque 205 millions de litres en 2011, les professionnels de la filière ont sollicité une intervention urgente du département de l’agriculture et de la pêche pour sauver ce qui peut encore l’être.  A bon entendeur salut !

A propos de Abdenbi EL OUADGHIRI

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