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La baisse du Rouble affole les exportateurs marocains d’agrumes

La baisse du Rouble affole les exportateurs marocains d’agrumes

Maroc-Russie-agrumesLes exportateurs marocains d’agrumes et de tomates vers le marché russe refont leurs calculs au lendemain de la chute de la monnaie russe, le Rouble sur le marché international des devises.

Le rouble a perdu en deux jours, 18% de sa valeur la semaine dernière, créant un climat de panique chez les exportateurs marocains qui avaient pourtant plongé aveuglément sur le marché russe, il n’y a pas si longtemps, juste après l’annonce par les autorités russes du boycott des produits agricoles en provenance de l’Union européenne.

En 2013, la Russie qui est le premier client du Maroc pour les agrumes et le deuxième pour les tomates fraîches, avait absorbé 45% des exportations marocaines d’agrumes pour une valeur de 1,6 milliard de dirhams.

La baisse de la monnaie russe dans la foulée de la crise ukrainienne,  est venue semer un climat de suspicion et d’inquiétudes chez les agriculteurs/exportateurs marocains qui craignent de laisser des plumes dans leurs engagements avec les acheteurs russes.

Leurs craintes se sont aggravées depuis l’annonce par le président russe, Vladimir Poutine que la Russie, confrontée également à la chute libre du cours du pétrole, ne sortira de sa crise actuelle qu’en 2017, ce qui allongera par ricochet, les pertes des agriculteurs marocains.

En deux jours, lundi et mardi 16 et 17 décembre, la monnaie russe a accusé une baisse inattendue qui renvoie  le pays à sa première crise monétaire de 1998.

Le rouble a perdu 9,5% lundi et 7% mardi, un repli jamais enregistré depuis 16 ans. La Banque Centrale russe a réagi en relevant son taux directeur qui est passé de 10,5 à 17%. Cette grave crise alimentée par la chute libre de la monnaie russe et des prix du pétrole, est la conséquence directe de la guerre économique que livre à la Russie, le monde occidental, l’UE et les Etats-Unis en tête, avec tous les dégâts collatéraux qu’elle fait subir aux autres partenaires de la Russie, tel le Maroc.

 

A propos de Houda samlali

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