Le virus de Schmallenberg fait des dégâts en Europe

Le virus de Schmallenberg nouvellement apparu dans le vieux continent fait de sérieux dégâts dans les élevages de bétail en attendant la mise au point d’un vaccin pour le combattre. Ce virus est apparu pour la première fois en 2011, dans le continent européen et particulièrement en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, en Angleterre et en France. Des cas de contamination chez les bovins, ovins et caprins ont été signalés dans diverses régions des cinq pays où des dégâts causés par le virus ont été recensés. Le virus provoque des maladies congénitales fœtales et entraine souvent une mort subite.
Très proche du virus Shamonda le nouveau virus est rattaché au genre des Orthobunyavirus (famille des Bunyaviridae). En janvier 2012, il n’avait pas encore reçu de nom officiel. Son nom est provisoirement attribué à Schmallenberg, une ville allemande de Rhénanie-du-Nord-Westphalie d’où sont issus les premiers échantillons positifs. Sa présence a été ensuite signalée en Basse-Saxe (Allemagne). Sa présence à l’Est de l’Angleterre a été confirmée le 22 janvier 2012. Quatre élevages ovins ont été touchés dans le Norfolk, le Suffolk et l’East Sussex. Quatre jours après, le virus a fait son apparition en France, dans des élevages ovins en Moselle et en Meurthe-et-Moselle. Au 1er février 2012, les services du Ministère français de l’agriculture ont annoncé que vingt-neuf élevages dans dix départements, au nord d’une ligne Caen – Besançon, ont été touchés.
L’infection par ce virus se traduit par des crises de fièvres et de diarrhées chez les sujets atteints. D’après les informations disponibles, les dégâts causés par le virus incriminé, seraient encore plus graves, puisque l’infection se traduit aussi chez les femelles par des avortements et des malformations de naissance. La transmission du virus serait assurée par un moucheron (Culicoides spp.), et se limiterait au bétail, même si pour le moment aucun cas de contagion directe d’animal à animal ou des bestiaux à l’être humain n’a été constaté.
Le nouveau virus Schmallenberg a été reconnu par le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale de la Commission européenne et le Friedrich-Loeffler-Institut (FLI, Institut allemand de recherches sur la Santé animale). Ces deux organismes écartent au stade actuel de la recherche scientifique, d’éventuels risques de contamination pour la santé humaine, sachant que les autres virus connus du genre Orthobunyavirus ne présentent pas de risque zoonotique. Le Maroc n’est pas à l’abri du nouveau virus, puisque les éleveurs marocains importent régulièrement du bétail, surtout des bovins, des pays contaminés notamment les Pays-Bas, la France et l’Allemagne. Pour le moment le ministère de l’agriculture garde le mutisme total sur les éventuels risques auxquels s’expose le cheptel national.

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