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La consommation mondiale de viande poursuit sa hausse

La consommation mondiale de viande poursuit sa hausse

VIANDE1La consommation mondiale annuelle des viandes (rouges et blanches) devrait continuer à progresser dans les dix prochaines années, tirée par les pays émergents, ont indiqué des chercheurs lors du 61ème Congrès international des Sciences et Technologies des viandes, qui a fin vendredi 28 août à Clermont-Ferrand (France).

Citant de récentes statistiques de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’agroéconomiste belge Erik Mathijs assure qu’une hausse annuelle de 1,6 % de la consommation mondiale de viande de 1,6% est attendue pour les dix prochaines années.

Selon les mêmes sources, la consommation de produits carnés (viande fraîche, charcuterie, plats surgelés, conserves) a presque doublé dans le monde en l’espace de cinquante ans. Elle est passée de 23,1 kilos par personne et par an en 1961, à 42,2 kilos en 2011.

Cette tendance a été boostée durant les 20 dernières années, par forte croissance de la consommation de viande dans les pays émergents, particulièrement de porc et de volaille suite à un développement accru des secteurs d’élevage du bétail et de la volaille.

Dans les prochaines années, les pays émergents devraient continuer de tirer vers le haut, une consommation mondiale, qui s’est tassée dans les pays les plus développés (Europe de l’Ouest, Amérique du Nord et Japon). En France, la consommation de viande es passée selon Pierre Sans, chercheur associé à l’Inra Aliss (Alimentation et Sciences sociales) d’Ivry-sur-Seine, de 97 kilos par habitant et par an à la fin des années 90, à 87 kilos en 2014.
L’expert français explique cette régression par « le prix unitaire élevé de la viande » dans un contexte de crise économique et la « prise de conscience des consommateurs » en matière de bien-être animal et de nutrition notamment.

L’élevage de bétail et de volaille serait ainsi l’un des premiers responsables du changement climatique, soutient Erik Mathijs, qui suggère que « les négociations (visant à un accord pour lutter contre le changement climatique) porteront nécessairement sur la réduction de la production et de la consommation de viande ».

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