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Aquaculture-Enquête: Six Marocains sur 10 n’aiment pas le poisson d’élevage

Aquaculture-Enquête: Six Marocains sur 10 n’aiment pas le poisson d’élevage

anda-aquacultureSeuls quatre Marocains sur 10 sont disposés à consommer du poisson d’élevage, révèle une enquête de l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) qui pilote actuellement de grands projets aquacoles dans diverses régions du Royaume.

Selon les conclusions de l’enquête de l’ANDA, reprises par le quotidien «Les Inspirations Eco» dans sa livraison du vendredi 22 avril, les Marocains ne sont pas friands du poisson issu de l’aquaculture et 60% des personnes sondées refusent catégoriquement d’acheter ou de consommer du poisson d’élevage. Les 40% restants ne sont pas forcément de grands consommateurs de ce type de poisson, mais ne voient pas d’inconvénients pour en consommer.

Les scores les plus élevés chez les Marocains les plus disposés à consommer du poisson d’élevage ont été recensés dans des villes non côtières comme Fès ou Marrakech fait ressortir la même enquête.

Actuellement l’élevage du poisson est encore à son stade embryonnaire et a encore de longues années devant lui pour se tailler une part sur le marché national des produits de la mer.

L’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture, nouvellement créée, peine encore à attirer les investisseurs nationaux et étrangers vers ce secteur qui est pourtant très développé à moins de deux heures de vol sur le vieux continent.

La production des rares bassins et stations d’élevage aquacole au Maroc, est encore insignifiante compte tenu des grandes potentialités qu’offre le royaume avec une zone littorale qui s’étend sur environ 3500 km et sur deux façades maritimes de l’Océan Atlantique et de la Méditerranée.

Malgré la vision pessimiste qu’offre l’enquête de l’ANDA, il n’est pas exclu qu’une fois le poisson d’élevage sera abondant sur le marché et à des prix concurrentiel abordable, l’attitude du consommateur marocain pourrait facilement changer comme il a été le cas pour la viande de dinde industrielle, lorsqu’elle avait été introduite pour la première fois au Maroc. Il s’agit tout simplement d’une habitude alimentaire qui s’acquiert avec le temps.

Pour cette période de transition, les pisciculteurs marocains, estiment les auteurs de l’enquête, peuvent toujours orienter l’excédentaire de leur production non écoulé sur le marché national vers l’exportation notamment à destination des marchés européens. La France, l’Espagne, l’Italie, la Grande Bretagne ou la Belgique sont autant de marchés où les éleveurs marocains peuvent se positionner pour écouler leur production.

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