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SIAM-2016: Le dromadaire également de la fête à Meknès

SIAM-2016: Le dromadaire également de la fête à Meknès

Maroc 2-DromadaireLe dromadaire surnommé le vaisseau ou le 4X4 du désert, a été lui aussi de la fête lors de la 11ème édition du Salon international de l’Agriculture au Maroc (SIAM-2016) qui s’est tenue du 26 avril au 1er mai à Meknès.

Interpellé en marge du Salon, le vice-président de la coopérative des éleveurs des dromadaires à Tarfaya, Mohammed Baba a précisé dans un entretien à la MAP, que cet animal fort adapté aux rudes conditions climatiques du désert et des régions arides, est représenté par trois principales races au Maroc avec des caractéristiques différenciées.

Il s’agit notamment du Khaouri, une race distinguée par sa résistance à la soif et sa grande production de lait qui peut dépasser 12 litres par jour contre une moyenne de 6 litres chez les autres races, a-t-il précisé, relevant que cette espèce peut survivre sans boire pendant plus de 15 jours.

La race Guerzenie qui produit une faible quantité de lait selon Mohammed Baba, est élevée dans la région de Tiznit et Lagouira et s’adapte très bien aux sols sableux et aux reliefs montagneux.

La troisième race dénommée Marmouri est un dromadaire des plaines qui se caractérise par une grande capacité laitière et se localise dans l’extrême Sud du Royaume, notamment à Tan-Tan et Guelmim.

Le dromadaire constitue également pour les populations des zones sahariennes, le moyen de transport idéal pour sillonner le désert, comme il est une des principales sources d’alimentation en viandes et en lait dans ces zones caractérisées par une faible disponibilité en eau et en ressources alimentaires. Le dromadaire est par ailleurs, une haute marque de prestige et d’opulence pour les grandes tribus sahraouies.

Le vice-président de la coopérative des éleveurs des dromadaires à Tarfaya a néanmoins, regretté que les éleveurs de dromadaires sont astreints à payer un lourd tribut pour prémunir leur cheptel des maladies infectieuses. Outre les frais de l’alimentation durant les années de sécheresse et chez les éleveurs sédentaires ou semi-nomades, ils doivent assumer les frais des soins vétérinaires souvent fréquents et onéreux. Pour les éleveurs sédentaires ou semi-nomades, a-t-il précisé, les besoins alimentaires du dromadaire peuvent atteindre 40 kg d’orge et 100 litres d’eau par jour.

Mohammed Baba a plaidé à ce titre, pour un soutien public accru aux éleveurs des dromadaires, de manière à promouvoir l’élevage et la production de la filière, et améliorer les conditions de vie économiques et sociales des nomades et des éleveurs dans les régions oasiennes et sahariennes.

Le Maroc compte actuellement quelque 200.000 têtes de dromadaires et a vu la naissance de nombreuses associations d’éleveurs camelins qui s’activent dans les chaînes de production de viandes et de lait.

La 11ème édition du SIAM, à laquelle ont participé près de 1200 exposants de 63 pays, a enregistré cette année un record d’affluence estimé à 1 million de visiteurs. Selon le commissaire du Salon, Jaouad Chami, «cette édition a été très réussie sur tous les plans.

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