Les minotiers industriels marocains ont quatre mois de stock de blé

Le Maroc table sur l’importation notamment de France, son principal fournisseur, d’importantes livraisons de céréales et notamment de blé tendre pour répondre aux besoins de ses minotiers industriels.
A fin février dernier, la collecte des céréales n’a atteint que 22 millions de quintaux (Mqx), alors que les importations de céréales ont déjà atteint 36 Mqx depuis le début de la campagne agricole 2011/2012. Il s’agit de 46 pc de blé tendre, 35 pc de maïs, 12 pc de blé dur et 7 pc d’orge, selon les derniers chiffres rendus publiques lundi 12 mars par l’Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses (ONICL).
Le stock de blé tendre, principale céréale consommée au Maroc, s’est établi à 14,3 Mqx à la même période, ce qui couvre à peine, quatre mois des besoins de la minoterie industrielle, précise l’Office dans son dernier bulletin d’information sur le marché des céréales.
La transformation industrielle des céréales a atteint 49,9 Mqx, soit une hausse de 2 pc par rapport à un an auparavant. La minoterie industrielle a écrasé au mois de février denier, 3,9 Mqx de blé tendre, 0,6 Mqx de blé dur, 0,5 Mqx de maïs et 0,1 Mqx d’orge. Le total du stock des céréales s’est élevé à 18,1 Mqx, dont 1,8 Mqx de blé dur et 1,1 Mqx de maïs.
Le volume des importations enregistré depuis le début de la campagne agricole 2011/2012, témoigne ainsi d’un recul de 10 pc par rapport à la même période de la précédente campagne.
La France reste toujours à la tête des principaux fournisseurs du Royaume en céréales avec une part de 40 pc composée notamment de blé tendre, suivie par l’Argentine (17 pc) et le Brésil (16 pc) d’où provient l’essentiel du maïs importé.
Le gouvernement avait décidé, lors de son conseil du 23 février dernier, de prolonger, jusqu’au 30 avril prochain, la suspension des droits de douane d’importation applicables aux blés tendre et dur. Avec le spectre de la sécheresse qui plane déjà cette année sur le pays et les besoins croissants manifestés tant par les cultivateurs pour les semis, que par les minotiers industriels, ou les éleveurs pour l’aliment de bétail (bovins, ovins, caprins et équidés), le gouvernement et les autorités de tutelles ont bien du pain sur la planche. Ils doivent faire preuve d’imagination pour trouver des solutions urgentes sans pour autant alourdir le fardeau qui pèse déjà sur le trésor public et qui risque de fragiliser l’équilibre de la balance commerciale du pays. Evidemment, le gouvernement Benkirane est dans une situation peu enviable. Il est partout sollicité et manque de moyens pour satisfaire tout ce monde.

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