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Le Maroc un des principaux importateurs d’insectes auxiliaires d’Espagne

Le Maroc un des principaux importateurs d’insectes auxiliaires d’Espagne

insectes 1Le Maroc est l’un des principaux importateurs d’insectes auxiliaires d’Espagne, destinés à la lutte biologique dans les cultures maraîchères.

Les agriculteurs marocains sont approvisionnés par des sociétés spécialisées dans l’élevage de ces insectes, basées dans la province d’Almeria, en Espagne. Durant les six premiers mois de cette année, précise le Service de la Santé Animale rattaché au Département espagnol de l’Agriculture et de la Pêche, ces sociétés ont pu exporter près de 405,69 millions d’insectes auxiliaires destinés au contrôle biologique et à l’éradication des parasites et insectes ravageurs des cultures et quelques 31.790 ruches de bourdons servant à la pollinisation naturelle des plantes.

Parmi ce lot d’insectes auxiliaires figurent notamment les syrphes (mouches à l’aspect d’abeille), les coccinelles, les chrysoprases, les carabes et staphylins qui ont l’aptitude de coloniser et d’attaquer les insectes ravageurs sans endommager les cultures ciblées.

S’agissant du volume exporté particulièrement vers le Maroc, l’Algérie, le Canada et la Turquie, un responsable du Service de la Santé Animale d’Almeria a précisé que les exportations sont encore à leur basse saison durant le premier semestre de l’année, et leur rythme va bientôt s’accélérer pour atteindre leur pic durant les mois d’août, septembre et octobre.

Les sociétés basées à Almeria comptent par ailleurs, approvisionner en insectes auxiliaires et en ruches de bourdons, d’autres pays comme l’Arabie Saoudite, la Jordanie, Oman, la Tunisie, l’Arménie, le Chili et le Honduras.

Compte de la croissance de la demande mondiale des produits agricoles bio, dont les prix de vente sont plus attrayants et la pratique est moins nocive à l’environnement et aux écosystèmes, les agriculteurs dans plusieurs pays comme le Maroc, sont de plus en plus nombreux à se convertir de la culture intensive à la culture bio. Néanmoins cette dernière exige pour sa protection contre les parasites et les insectes ravageurs, une lutte biologique et naturelle au lieu des produits phytosanitaires et les engrais chimiques et industriels très polluants et non adaptés à la sauvegarde de l’environnement.

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