Dernières nouvelles
Les quotas de pêche de l’espadon de Méditerranée fixé à 10.500 T à partir de 2017

Les quotas de pêche de l’espadon de Méditerranée fixé à 10.500 T à partir de 2017

espadon-1Des quotas de pêche de l’espadon en mer Méditerranéenne, ont été instaurés pour la première fois, par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Cicta), lors d’une réunion le dimanche 20 novembre à Vilamoura au sud du Portugal, et ce dans le but de protéger cette espèce menacée.

Au terme d’une semaine de discussions houleuses, le quota de pêche a été fixé à 10.500 tonnes par an, à partir de 2017. Un plan de reconstitution sur quinze ans (2017-2031) proposé par l’UE prévoit que le quota soit ensuite réduit de 3% par an, de 2018 à 2022, dans l’objectif bien entendu, de protéger cette espace, victime de surpêche depuis des décennies, ont indiqué l’ONG Oceana et l’Union européenne (UE). Il s’agit de la dernière mouture d’une proposition faite par l’UE lors de la 20e réunion spéciale de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Cicta).

En raison de sa surexploitation, la population d’espadon en Méditerranée, a chuté de 70 % en trente ans, selon Oceana. Plus des deux tiers des thonidés capturés sont des juvéniles qui ont moins de trois ans, c’est-à-dire n’étant pas arrivés à maturité pour se reproduire, précise le Fonds mondial pour la nature.

Entre les années 2012 et 2015, les volumes d’espadon pêchés se sont stabilisés à près de 10.000 tonnes par an, après avoir fluctué entre 12.000 et 16.000 tonnes au cours de la période 1988-2011.

Un « groupe de travail spécifique » devrait se réunir début 2017, pour définir un schéma de répartition du nouveau quota entre les différents pays pêcheurs.
Le Comité scientifique de la Cicta devrait effectuer une nouvelle évaluation du stock en 2019 et c’est sur la base de ses conclusions, que le quota sera réexaminé vers la fin de l’année 2019.

La Cicta, composée de 51 membres, soit 50 pays plus l’UE, est responsable de la conservation des thons et espèces apparentées dans l’océan Atlantique et en Méditerranée.

 

A propos de Jean Bakari

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Revenir en haut de la page