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Exportation au Maroc d’un premier troupeau de 32 vaches de race gasconne

Exportation au Maroc d’un premier troupeau de 32 vaches de race gasconne

Le groupe gascon vient de vendre un troupeau de vaches de race gasconne au Maroc. Il s’agit de la première introduction de cette race à viande dans le royaume.

Le dimanche 11 juin, rapporte le journal français La Dépêche, 32 génisses gasconnes pleines et un taureau ont quitté la France en direction du Maroc, qui est par ailleurs un grand acheteur de vaches laitières de race française.

Pour la race gasconne, c’est une grande première pour les éleveurs français qui font leur premier pas sur le marché marocain d’élevage bovin et de la production de viande rouge.

Cette première livraison est destinée à un éleveur spécialisé dans l’engraissement des bovins broutards dans une exploitation dans la région d’Oujda, la capitale du Maroc Oriental.

«Nous avions déjà envoyé des broutards au Maroc ou en Algérie pour l’engraissement. Il y avait eu aussi quelques taureaux de race à viande, mais jamais un troupeau entier», explique Jean-Pierre Gajan, le directeur du groupe gascon.

L’éleveur a choisi la gasconne car, robuste et rustique, c’est une bête particulièrement adaptée à la chaleur. «Les études de l’Inra ont montré qu’un des points forts de la gasconne, c’est de s’adapter à la chaleur», indique le directeur.

Pour les gascons, c’est un joli coup, car l’implantation de la race au Maroc peut faire des émules et ouvrir le marché marocain à cs éleveurs.

Mais pour en arriver là, les Gascons ont batailler dur et pendant plusieurs années, pour faire agréer leur race au Maroc.

«Nous avons d’abord eu l’agrément pour le broutard puis l’an dernier pour l’élevage. On a été reconnu en janvier et six mois après, on envoie les bêtes», se félicite Jean-Pierre Gajan.

Les gascons ont particulièrement peaufiné l’envoi en sélectionnant soigneusement les bêtes expédiées afin qu’elles puissent s’adapter rapidement aux conditions climatiques du Maroc et à leur milieux d’accueil. Elles ont été ensuite élevées ensemble pour former un vrai troupeau.

«Cela a très bien réussi. Ce sont vraiment de belles bêtes. Nous avons été au-delà des normes imposées. Par exemple, toutes les bêtes ont passé une échographie avant de partir… L’éleveur marocain nous a fait confiance, nous voulons que cela réussisse», insiste le directeur.

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