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Les pécheurs espagnols pressés pour le renouvellement de l’accord de pêche Maroc-UE

Les pécheurs espagnols pressés pour le renouvellement de l’accord de pêche Maroc-UE

Les pêcheurs espagnols s’activent dès aujourd’hui pour l’ouverture des négociations entre l’Union Européenne et le Maroc pour le renouvellement de leur accord de pêche qui expire en 2018 et dont la flotte de pêche ibérique est la grande bénéficiaire.

La Confédération espagnole de pêche (CEPESCA) a demandé à la Commission européenne (CE) d’entamer avec Rabat, les négociations en vue du renouvellement de l’accord de pêche liant l’Union Européenne et le Maroc, rapporte l’Agence de presse espagnole «EFE».

Sur les 126 navires de pêche européens autorisés il y a trois ans, à opérer dans les eaux maritimes marocaines y compris au large des provinces sud du Sahara, 90 navires espagnols notamment d’Andalousie, des îles Canaries et de Galice, avaient obtenu leurs licences de pêche de la commission technique mixte maroco-européenne, peu après la signature et la ratification d’un nouvel accord de pêche.

En vertu de cet accord, rappelle-t-on, l’UE s’était engagée à verser au Maroc une contrepartie financière annuelle de 40 millions d’euros.

Bien qu’il soit encore tôt, la CEPESCA estime que « les négociations prennent beaucoup de temps et qu’il faut commencer à étudier les réclamations, la question de sécurité, et les conditions de débarquement… pour tirer profit de l’accord ».

A présent, la grande question qui se pose est de savoir comment les deux partenaires marocains et européens vont-ils surmonter l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) qui avait décidé le 21 décembre 2016, d’exclure les zones de pêche du Sahara de l’accord agricole liant le Maroc et l’Union européenne.

Même si le 29 mai dernier, et en réponse à une question écrite d’un groupe de 13 eurodéputés, le commissaire européen chargé de la pêche, le Maltais Karmenu Vella avait affirmé, arguments à l’appui, que l’accord de pêche Maroc-UE inclue le Sahara Occidental dans la mesure où il «contient des dispositions visant à garantir que celui-ci (l’accord) respecte pleinement le droit international et serve les intérêts de toutes les populations concernées».

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