La fièvre aphteuse fait des ravages en Egypte et menace toute la région

En un mois, la fièvre aphteuse a fait de sérieux dégâts parmi le bétail en Egypte. L’épidémie est aggravée par le fait qu’il s’agit d’une toute nouvelle souche du virus le « SAT2 » contre lequel les animaux n’ont pas développé d’immunité. Les stocks de vaccins dans le pays sont trop insuffisants pour vacciner tout le cheptel. Cette flambée de la fièvre aphteuse pourrait se propager en Afrique du Nord et au Moyen-Orient faute de mesures de préventions et de vaccins. Selon les services vétérinaires égyptiens environ 100.000 têtes de bétail seraient déjà atteintes par la maladie. Devant la gravité de la situation, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a lancé dernièrement une mise en garde contre les fortes probabilités d’une propagation du fléau aux autres pays voisins d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient faisant peser de graves répercussions sur la sécurité alimentaire dans la région.
Le chef du service central de quarantaine, Essam Abdel Chakour a déclaré que quelques 93.734 bêtes sont suspectées d’avoir contracté la maladie, et 9.022 en sont mortes depuis le 26 février dernier.
Pour la FAO, il y a un besoin urgent de vaccins, précisant que les organisations internationales et régionales sont sur le pied de guerre pour l’élaboration d’un plan d’action régional.
D’après les données du recensement du cheptel effectué par l’organisation onusienne dans ce pays, 6,3 millions de buffles et de bovins et 7,5 millions d’ovins et de caprins sont considérés à risque.
Bien que la fièvre aphteuse apparaît périodiquement en Egypte depuis quelques années, il s’agit là d’une toute nouvelle souche du virus (SAT2), contre laquelle le bétail n’a aucune défense immunitaire, souligne le communiqué.
Quinze jours après le début de la maladie, une équipe d’experts de la FAO s’était rendue sur place à la demande du gouvernement égyptien, pour une mission d’évaluation de la situation dans le pays, de concert avec les autorités vétérinaires du pays.
A l’issue de leur mission, les experts de la FAO ont décidé en coordination avec les services vétérinaires égyptiens, de mettre en œuvre une première série de mesures de confinement ainsi que le déploiement d’une stratégie nationale de lutte contre la maladie. Cette stratégie vise à limiter la diffusion du virus grâce à des mesures de biosécurité et au recours à la vaccination, lorsqu’elle est disponible. Les experts de la FAO préconisent aussi de limiter les déplacements et les contacts entre les animaux, l’achat d’animaux provenant des régions touchées par la maladie et la destruction des carcasses des animaux morts, de préférence par voie d’incinération.
Selon le vétérinaire en chef de la FAO, Juan Lubroth, la zone proche du Delta du Nil semble être gravement touchée, tandis que d’autres zones de Haute-Egypte et de l’ouest seraient moins affectées.
La fièvre aphteuse qui ne constitue pas une menace directe pour l’homme, touche tous les mammifères bi-ongulés, à savoir ovins, caprins, bovins, buffles et porcs. Elle cause de graves pertes de production et peut entraîner la mort en particulier chez les jeunes animaux.

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