Maroc-Covid-19 : Les abattoirs industriels de volaille perdent 500 Mdh de chiffre d’affaires en trois mois

Les abattoirs industriels de la volaille au Maroc déclarent avoir perdu en trois mois, 500 millions de Dirhams (MDH) en termes de chiffre d’affaires, depuis le début de la crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19 en mars dernier, a révélé dans un communiqué, l’Association nationale des abattoirs industriels avicoles (ANAVI).

D’après l’ANAVI, le chiffre d’affaires de ces abattoirs s’est rétracté, par rapport à une période normale, de plus de 500 MDH sur ces 3 derniers mois de l’année 2020, occasionnant un lourd déficit de trésorerie pour ces unités et un nouveau péril pour l’écosystème du secteur avicole.

Ladite association se plaint de n’avoir pas pu, depuis la promulgation de la loi 49/99 en 2007, «franchir ne serait-ce que le cap des 10% (8 % en 2019) de l’abattage contrôlé du poulet dans notre pays» et ce malgré les efforts de l’ANAVI, de la FISA ainsi que de la sensibilisation du Ministère de l’Agriculture et de l’ONSSA, précise le communiqué.

En dépit du contrôle sanitaire très stricte et régulier de l’ONSSA et des contraintes de protection des salariés, de préservation de la chaîne du froid, de gestion des déchets, les abattoirs industriels se retrouvent encore en 2020, confrontés à une rude concurrence des petites unités traditionnelles d’abattage de volailles communément appelées «Ryachates» et des autres marchands de volaille dans les souks hebdomadaires opérant dans des conditions non réglementaires.

Les difficultés financières des abattoirs industriels se sont accentuées davantage dans le sillage de la crise du coronavirus qui a entraîné une baisse de la demande et par ricochet, une chute des prix de 25% en moyenne, des produits de la volaille, ajoute la même source.

Face à toutes ces difficultés, l’ANAVI lance un nouvel «appel de détresse» aux autorités de tutelle, afin de sauver le secteur avicole, «non pas par une quelconque subvention mais par l’application de la loi» et de la réglementation prévue pour la gestion de cette activité.

L’association précise que plus d’une dizaine d’abattoirs sur trente ont déjà fermé boutique ces dix dernières années, une dizaine d’autres fonctionnent de façon intermittente et d’autres envisagent actuellement de suspendre leurs activités alors que le pays a besoin d’une trentaine d’abattoirs régionaux.

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