L’OMC reprend en septembre 2020 les négociations sur l’interdiction de la surpêche

Les États membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont convenu ce mardi 21 juillet 2020, de relancer à partir du 14 septembre prochain, les négociations en vue de la conclusion d’ici la fin de 2020, d’un accord interdisant certaines formes de subventions qui favorisent la surpêche et contribuent à l’épuisement des ressources halieutiques notamment des pays en développement.

Ces derniers n’ont souvent, pas les moyens humains, techniques et logistiques, de contrôler la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

La Chine, l’Union européenne, les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon sont les cinq premiers pays ou groupes de pays qui subventionnent outre-mesure, leurs pêcheurs.

D’après certaines ONG les subventions à la pêche dans le monde, s’élèveraient à 22 milliards de dollars par an (19,1 milliards d’euros) et profitent à hauteur de 85% aux grandes flottes industrielles de la pêche.

Tout en étant favorables à un tel accord, certains Etats notamment l’Inde, la Malaisie ou le Sri Lanka, estiment que l’échéance 2020 pourrait être repoussée à 2021 à cause de la pandémie du Covid-19, alors que l’OMC retient les mois de septembre, octobre et novembre pour la tenue de ces discussions sur la base d’un texte proposé par le Colombien Santiago Wills.

Ces discussions qui avaient débuté il y a vingt ans se sont intensifiées entre 2005 et 2011, mais sans aboutir à la conclusion d’un accord. Elles ont été ensuite, relancées avec l’adoption par les dirigeants mondiaux des Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU en septembre 2015.

Actuellement, la surpêche constitue une des principales menaces qui pèsent sur la disponibilité des ressources halieutiques notamment en Méditerranée.

Pour le Maroc qui n’échappe pas à ce phénomène, certains experts estimaient déjà en 2016, à 589 millions de dirhams le manque à gagner annuel en raison de la dégradation de son littoral et la forte diminution de ses stocks halieutiques notamment de la sardine, l’espadon, le thon, la poulpe, le merlu et d’autres espèces méditerranéennes.

Le réchauffement de la planète et les effets des changements climatiques, n’ont fait qu’aggraver le phénomène de la surpêche en Méditerranée.

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