Covid-19 : Les éleveurs français de volailles très remontées contre les confinements à répétition

Les élevages commerciaux en France métropolitaine ont été sommés de confiner à partir de ce vendredi 5 novembre, leurs volailles élevées en plein air, comme aux Pays-Bas depuis la semaine dernière.

En cause, la multiplication des cas d’influenza aviaire (grippe aviaire) dans certains pas voisins de la France, parmi les oiseaux migrateurs qui risquent d’introduire ce virus dans les élevages français.

Trois foyers de grippe aviaire ont été déjà signalés dans des basses-cours dans l’est de l’Hexagone et des élevages situés dans les zones à haut risque ont été appelés à confiner depuis le 10 septembre.

L’objectif est de revivre le scénario de l’hiver dernier lorsque la grippe aviaire avait fait des ravages dans le Sud-Ouest, entraînant l’abattage de plus de 3,5 millions de volailles, principalement des canards.

Mais la plupart des éleveurs de volailles en plein air ne digèrent pas l’obligation de devoir confiner à nouveau, leurs volatiles, même si pour le moment, les autorités permettent de laisser les volailles de plus de dix semaines, prendre l’air, dans des espaces réduits.

La mesure étant imposée par l’État, les étiquettes des produits n’ont pas à être modifiées, et peuvent donc continuer légalement à afficher la mention « plein air ». Néanmoins, certains éleveurs de volailles, (poulets de chair, pintades, canards, poules pondeuses, et chapons à rôtir et chapons bio de Noël), estiment qu’en continuant à mentionner « plein air » sur leurs étiquettes ils commettent une « tromperie magistrale et scandaleuse du consommateur, qui n’est aucunement informé de cette mesure ».

Pour une éleveuse, les autorités et la filière « sont allées trop loin » dans les restrictions. »Ils nous radicalisent ».

«Dans la mesure où les animaux les plus âgés pourront sortir un peu, on peut faire du bon boulot avec ça, chacun doit être bien responsable », rétorque de son côté, Yves de la Fouchardière, président des Fermiers de Loué -qui représentent autour de 20% de la production nationale de volailles Label Rouge et bio-.

Même sans accès à l’extérieur, explique-t-il, ce mode d’élevage reste plus vertueux que le standard, avec « des durées d’élevage trois fois plus longues et deux fois moins de volailles dans le bâtiment ».

In fine, les éleveurs français n’ont d’autres choix que de se soumettre à la loi ce qui leur permettra probablement de sauver leur cheptel, même s’il y aura à coup sûr, des manques à gagner à supporter au niveau des recettes.

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