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Le Maroc menacé par une pénurie d’eau à l’horizon 2040

Le Maroc menacé par une pénurie d’eau à l’horizon 2040

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Le Maroc figure parmi les 33 pays sur 167 qui sont les plus menacés par une pénurie d’eau d’ici à l’horizon 2040, selon l’Institut mondial des ressources (WTI).

D’ici 25 ans, le Maroc classé 19ème parmi les 33 pays à risque, serait particulièrement touché par ce phénomène, précisent dans leurs conclusions, les chercheurs du WTI.

Le Maroc devance le Kazakhstan (20ème) et l’Irak (21ème) mais reste mieux loti que la Macédoine (17ème) ou l’Azerbaïdjan (18ème).

Dans son rapport rendu public jeudi 27 août, le WTI relève que la situation est particulièrement alarmante pour 9 pays du Moyen-Orient. Il s’agit de l’’Arabie Saoudite, du Koweït, de la Palestine, d’Israël, du Liban, du sultanat d’Oman, des Émirats Arabes Unis, de Bahreïn et du Qatar qui présentent le plus de risque de connaitre une grande pénurie d’eau.

Les autres pays maghrébins qui seront touchés par la raréfaction de l’or blanc, sont l’Algérie et la Tunisie classés respectivement 30ème et 33ème précise l’Institut mondial des ressources.

Pour tirer leurs conclusions, les chercheurs ont étudié 167 pays en prenant en compte la pénurie d’eau, la concurrence pour le contrôle des sources hydriques et l’épuisement des eaux de surface.

Ils précisent que les pays du Moyen-Orient pompent à un niveau trop élevé dans leurs nappes phréatiques souterraines et misent trop sur le dessalement de l’eau de mer, qui s’avère peu efficace.

Certains de ces pays, prévient le WTI, pourraient cesser de produire leur propre nourriture, faute de réserves d’eau suffisantes. C’est le cas de l’Arabie Saoudite, qui devrait importer la totalité de ses céréales dès l’année prochaine.

De plus, cette crise est aggravée par les conflits armés qui entraînent souvent une mauvaise gestion des ressources d’eau. Certains belligérants, comme le précise le chef des opérations de la Croix Rouge pour la région MENA (Maghreb et Moyen-Orient), détruisent les systèmes hydriques ou en prennent le contrôle pour utiliser l’accès à l’eau comme moyen de pression sur leur ennemi pour fléchir les négociations en leur faveur.

La question de l’eau devrait être un sujet central de la conférence sur le climat qui se tiendra à Paris en décembre prochain.

A propos de Jean Bakari

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