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Maroc: Une flambée anormale des prix de la volaille

Maroc: Une flambée anormale des prix de la volaille

Aviculture (1)Les prix du poulet de chair sur les marchés de la volaille enregistrent depuis la semaine dernière, des hausses anormales dans l’ensemble des marchés de volaille du royaume.

Les prix des produits avicoles se maintiennent d’ailleurs à leur haut niveau depuis le mois de février, date de réapparition des foyers de la grippe aviaire dans certaines régions du pays, affectant sérieusement la production dans ls élevages infectés.

A Casablanca, au marché de Ben Jdia, l’un des grands marchés de vente de volaille au gros, le poulet de chair est vendu au prix de 23 DH le kilo vif, alors qu’il était de 20 DH deux jours auparavant. Le prix du coquelet est de 21 DH la pièce et celui du poulet Beldi avoisine les 60 DH le kilo.

Ces prix s’affichent partout sur les marchés de la métropole et ceux des autres villes du Royaume. Le cours de l’œuf gros calibre qui a accusé une hausse inhabituelle de 54% durant le mois de février dernier, est toujours cédé au détail à 1,5 DH la pièce.

Cette flambée des prix a démarré à la suite de la réapparition fin février et début mars, de foyers de la grippe aviaire qui ont occasionné dans certains élevages des taux élevés de mortalité, impactant négativement leur production et la trésorerie des éleveurs.

La hausse actuelle des prix des produits avicoles serait selon le directeur général de la FISA Chawki Jirari, une conséquence tout à fait normale après la crise sanitaire qu’ont connue de nombreux élevages avicoles depuis le début de cette année. Pour Jirari, il faudrait attendre au moins, deux mois et demi pour que la production reprenne son rythme normal et que les prix de vente se stabilisent à nouveau.

Mais il n’y a pas que la grippe ou les autres infections virales qui affectent la volaille qui sont à l’origine de la baisse de la production suivie d’une hausse anormale des cours des produits avicoles. Ces variations interviennent également à chaque passage du chergui. Les volatiles sont très vulnérables en périodes de forte chaleur. Les spéculateurs et les intermédiaires sont également pour quelque chose dans les hausses anormales des prix de la volaille.

Pourtant, d’après le patron de la Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole, “s’il existe un marché transparent dans le monde, c’est bien celui du secteur avicole», assurant qu’«On ne peut pas intervenir sur la hausse ou la baisse des prix”.

Pour information, les prix des produits de la volaille sont en effet, fixés chaque jour, par les différents intervenants (acheteurs, intermédiaires et éleveurs) dans le secteur, suivant l’offre et la demande. Aujourd’hui le téléphone portable facilite le contact et la communication, ce qui permet aux acheteurs à Tanger ou à Oujda de connaître instantanément le prix de vente à Casablanca ou à Agadir avant de choisir le marché le moins disant pour s’approvisionner.

Le DG de la FISA se veut néanmoins rassurant, en affirmant que les cours reviendront à la normale au plus tard à la fin du mois de mai.

Au Maroc, le secteur d‘accouvage et de l’élevage avicole (dinde, poulet de chair et poules pondeuses) génère en moyenne 28 milliards de dirhams de chiffre d’affaires annuel, soit environ 3% du PIB national.

A propos de Abdenbi EL OUADGHIRI

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