Dernières nouvelles
L’étau se resserre autour de l’abattage traditionnel de la volaille au Maroc

L’étau se resserre autour de l’abattage traditionnel de la volaille au Maroc

Les propriétaires des tueries «Riachat» de volailles dans les quartiers populaires du Royaume sont rappelés à l’ordre par les ministères de l’Intérieur et de l’Agriculture qui semblent bien décidés à livrer une guerre sans merci aux contrevenants en matière d’hygiène et de salubrité et de transport de volaille.

Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit et son homologue de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, ont en effet, adressé, selon le quotidien Al Massae, une lettre conjointe aux walis et gouverneurs pour qu’ils renforcent le contrôle des lieux d’abattage traditionnel de volailles.

Les deux départements donnent aux propriétaires des points de vente de volaille vivante, d’abattage et de découpe, deux options pour l’exercice de ce métier. Soit de vendre la viande de volaille exclusivement aux ménagères, en respectant les dispositions du cahier des charges et en s’abstenant d’alimenter les restaurants, les abattoirs et les détaillants.

Soit de transformer les points de vente en unités de vente au détail approvisionnées directement et exclusivement par les abattoirs agréés.

Les deux départements font porter la responsabilité de la salubrité des lieux d’abattage traditionnel, aux présidents des communes qui sont habilités à accorder les autorisations de vente de la volaille vivante.

Ces autorisations, ajoute la lettre, ne peuvent être délivrée qu’avec l’approbation d’une commission locale composée de représentants de l’Office national de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) et du ministère de la santé.

Des conditions drastiques sont aussi prévues pour le transport de la volaille des fermes vers les marchés de gros dans les grandes villes. Les camions devront être agréés par l’ONSSA et dûment notifiés par une autorisation. Les chauffeurs devront aussi se munir d’un document d’accompagnement délivré par l‘éleveur de volaille ou par le grossiste. En l’absence de ce document la cargaison de volaille sera saisie et détruite et le propriétaire du véhicule sera verbalisé.

Pour limiter la propagation des maladies touchant la volaille, les marchés de gros ont l’obligation de se doter des équipements nécessaires pour le nettoyage de ces camions de volaille à l’entrée et la sortie du marché.

D‘après l’Office national de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA, le nombre des tueries anarchiques au Maroc s’élève actuellement à 13.900 unités qui fonctionnent en l’absence de tout contrôle sanitaire et vétérinaire.

A propos de Chakib el habti

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Revenir en haut de la page