La réussite de l’expérience du Maroc en matière de sécurité alimentaire durable a été mise en avant, le mercredi 24 juin à Strasbourg, lors de la session plénière d’été de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).
Invité en qualité de Partenaire pour la démocratie, statut dont il bénéficie depuis 2011, le Royaume du Maroc est devenu le premier pays non européen à partager son approche avec les partenaires européens, lors d’un débat consacré par l’APCE, à la résilience des systèmes alimentaires face aux crises particulièrement hydriques.
Intervenant au nom de la délégation marocaine, le député Allal Amraoui a rappelé que la sécurité alimentaire constitue un droit fondamental et une priorité stratégique pour le Royaume, rappelant la poursuite des efforts visant à garantir à tous les citoyens marocains, un accès durable à une alimentation saine, malgré un contexte marqué par les effets du changement climatique et les tensions sur les marchés internationaux des produits alimentaires.
Dans son intervention, Allal Amraoui a présenté les principaux défis auxquels fait face le Maroc, notamment la raréfaction des ressources hydriques, la vulnérabilité de la production céréalière, l’adaptation de l’agriculture aux changements climatiques et la nécessité de réduire la dépendance aux importations de produits de base.
Il a également insisté sur les répercussions sociales de ces défis, en particulier pour les populations rurales dont les revenus restent étroitement liés aux performances du secteur agricole.
Face à ces contraintes, le Maroc a engagé depuis plus de deux décennies une profonde transformation de son agriculture à travers le Plan Maroc Vert, puis la stratégie Génération Green. Ces réformes ont permis de moderniser les filières agricoles, de renforcer la compétitivité des exportations, de soutenir les jeunes agriculteurs, les coopératives et les femmes rurales, tout en favorisant l’émergence de pratiques agricoles plus durables.
Concernant la gestion de l’eau, l’un des piliers de cette stratégie, le gouvernement marocain a accéléré le développement de l’irrigation localisée, multiplié les infrastructures hydrauliques, investi dans la réutilisation des eaux usées traitées et renforcé les capacités de dessalement afin de préserver les ressources conventionnelles.
Le député marocain a également reconnu que des défis subsistent, notamment en matière de gaspillage alimentaire et de préservation des ressources naturelles, mettant l’accent sur la nécessité d’une approche globale intégrant sécurité hydrique, justice sociale, résilience climatique et gouvernance territoriale.
Pour conclure, le député Amraoui a réaffirmé l’engagement du Maroc à renforcer la coopération euro-méditerranéenne et africaine dans les domaines de l’agriculture durable et de l’adaptation climatique, assurant que l’expérience marocaine, fondée sur l’innovation, la solidarité et la gestion responsable des ressources, constitue une contribution précieuse aux réflexions internationales visant à bâtir des systèmes alimentaires plus résilients, inclusifs et durables.
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