En 2020, le Maroc produira 10 mille tonnes d’huile d’argan par an

maroc-huile-d'arganLa production annuelle d’huile d’argan au Maroc devrait passer de 4000 tonnes actuellement à 10.000 T à l’horizon 2020.

Selon le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime, Mohamed Sadiki, les objectifs à l’horizon 2020 sont ambitieux.

Ils consistent globalement en la réhabilitation de l’arganeraie sur une superficie de 200.000 Ha, l’installation de plantations modernes équipées en système d’irrigation localisée sur une superficie de 5.000 ha, l’amélioration de la production, la valorisation et la promotion des produits de l’arganier.

Intervenant à l’ouverture le 9 décembre du 2ème congrès international de l’arganier à Agadir, Sadiki a en outre précisé que la forêt de l’arganier couvre actuellement 830 mille hectares et génère 20 millions de journées de travail, dont 7.5 millions au profit des femmes.

Selon l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganeraie (ANDZOA), entre 2012 et 2013, il a été procédé à la signature de 80 conventions de partenariat de financement de projets de développement de l’arganier dans 7 provinces et 55 collectivités territoriales pour un montant global d’environ 60 millions de DH (soit 46 PC de la valeur globale des projets estimée à 171 MDH).

Face à l’explosion de la demande et des prix de l’huile d’argan et des autres produits transformés, sur le marché international, la filière a réussi une grande mue en moins de cinq ans. Néanmoins, le secteur souffre encore de nombre de dysfonctionnements notamment au niveau de l’encadrement et de la commercialisation des produits de l’arganier à l’export, dont se plaignent les coopératives spécialisées dans ce domaine.

En l’état actuel des choses, ce sont surtout les intermédiaires et les industriels qui tirent le plus profit de cette niche à grande valeur ajoutée.

Selon Mohamed Ourais, président de l’Association marocaine de l’indication géographique de l’huile d’argan (Amigha) et de l’interprofession, il existe plus de 150 coopératives dans le secteur, mais la filière ne compte qu’une vingtaine de coopératives certifiées IGP. Le monopole du commerce de l’huile d’argan à l’international est détenu par  une poignée d’industriels nationaux et étrangers.

L’Etat, propose-t-il, doit protéger et faire prévaloir les intérêts des producteurs et limiter les exportations du vrac pour une valorisation et un développement efficient de la filière.

About Abdenbi EL OUADGHIRI

Check Also

FAO-Greenpeace : Le Maroc 15ème consommateur mondial de pesticides à l’hectare

Le Maroc utilise 1,51 kg de pesticides à l’Hectare (HA) contre 3,66 kg/HA chez son …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *