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L’avenir de l’héliciculture au Maroc sera bientôt scellé

L’avenir de l’héliciculture au Maroc sera bientôt scellé

escargot-2La filière de l’élevage et transformation des escargots au Maroc, projette d’atteindre dans les cinq années à venir, une production nationale de 40.000 tonnes, pour un investissement de 1 milliard de DH.

Cette prévision s’inscrit dans le cadre d’un contrat-programme devant être signé au courant des premiers mois de l’année 2017, par le gouvernement et la Fédération interprofessionnelle d’héliciculture (FIH).

Il s’agit de la mise en place durant les 5 années à venir, de quelque 10.000 exploitations qui seront installées sur un millier d’hectares pour tripler la production nationale qui oscille actuellement entre 10.000 et 15.000 tonnes par an, dont 80 à 85% sont destinés à l’exportation à destination de grands pays consommateurs d’escargots comme la France, l’Espagne et l’Italie. L’investissement prévu de 1 milliard de DH dans ces projets pourrait générer 1,6 milliard de chiffre d’affaires en plus de la création de centaines d’emplois permanents. De nouvelle perspectives s’offrent ainsi à la filière au niveau de la distribution, de la valorisation et de l’exportation.

Les unités actuellement en production, sont concentrées dans les régions de Kénitra, d’El Jadida, de Casablanca, au sud de la chaîne du Rif et dans la région de l’Oriental. Ces régions fournissent la plus grosse partie des récoltes d’escargots notamment la race locale «la morgeute».

Au Maroc, la collecte la principale source d’approvisionnement en escargots dont l’élevage est actuellement à son stade embryonnaire et les opération de ramassage, de commercialisation, voire même de l’exportation, relèvent plus de l’informel, en l’absence de structures bien organisées.

Pourtant, durant les années 1990 et 2000, le Maroc était le 1er exportateur mondial d’escargots, mais avec le temps et la négligence, il a perdu ce classement avec l’amollissement de ses potentialités.

Compte tenu de la forte demande sur le marché international, la filière est à présent, appelée à mettre à profit l’environnement favorable à l’héliciculture pour mettre en place des stations d’élevage modernes devant assurer un «cycle complet» de 3 à 4 mois pour conduire à maturité des escargots commercialisables, soit une moyenne de deux productions par an, au lieu d’un seul cycle annuel de six mois.

Les éleveurs marocains devraient aussi profiter de la forte valeur ajoutée qu’offrent les produits dérivés de l’escargot, dont la bave utilisée comme produit cosmétique et son caviar très prisé dans la gastronomie haut de gamme.

A propos de Jean Bakari

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