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Des ONG et experts dénoncent la hausse par la CICTA des quotas de pêche du thon rouge

Des ONG et experts dénoncent la hausse par la CICTA des quotas de pêche du thon rouge

Les quotas de pêche de thon rouge ont été revus à la hausse ce mardi 21 novembre, par l’Union européenne les 51 pays, tous membres de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA), réunis depuis le 14 novembre courant à Marrakech (Maroc).

Les quotas de pêche de thon rouge devraient être ainsi augmentés durant les trois prochaines années pour atteindre 36.000 tonnes par an en 2020, contre 23.655 T en 2017, ont révélé mardi, des délégués et d’observateurs présents à l’assemblée plénière de la CICTA (ICCAT en anglais), organisme international chargé de la gestion de ce dossier.

Les quotas de pêche de thon rouge en Méditerranée et dans l’Océan Atlantique Est vont grimper à 28.200 tonnes en 2018, 32.240 T en 2019 pour atteindre 36.000 en 2020, ont indiqué des participants. Le stock actuel de thons rouges adultes dans les deux zone de pêche, est estimé à un peu moins de 500.000 tonnes.

La CICTA a par ailleurs, modifié la clé de répartition des quotas par pays, en révisant à la baisse de 59% à quelque 54%, la part de l’Union européenne qui sera désormais de 15.850 tonnes en 2018, 17.536 T en 2019 et de 19.360 T en 2020.

Si cette hausse était réclamé par plusieurs pays, ( Maroc, Algérie, Tunisie, Turquie, Libye, Islande, Norvège…), les ONG et les experts de l’environnement ont critiqué la décision de la CICTA, invitant tous ses membres à «patienter» jusqu’à une complète reconstitution des stocks des populations de thons rouges.

L’ONG PEW estime que le quota fixé à l’horizon 2020, est «le plus élevé jamais» adopté et fait craindre un «déclin dans un futur proche de l’espèce» des Thondés.

Selon le Fonds mondial de la nature (WWF), le stock de thon rouge n’est pas encore prêt à faire face à une augmentation aussi rapide des prises «alors que la reconstitution du stock n’est pas encore confirmée». WWF qui dénonce par ailleurs, le «choix du profit économique à court terme», rappelle qu’il a fallu plus de dix ans pour réintroduire le thon rouge dans les mers. «Nous ne voulons pas le perdre à nouveau pour un profit à court terme» prévient l’ONG.

En revanche, la CICTA n’a décidé aucune modification des dates et des modalité de pêche ou des pourcentages de prises accessoires.

A propos de Abdenbi EL OUADGHIRI

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