Maroc-Volailles : Légère baisse des prix du poulet de chair et de la dinde

Après avoir atteint un niveau record en septembre dernier, les prix du poulet de chair et de la dinde au Maroc affichent actuellement, un léger recul, alors que la production des poussins d’un jour, a entamé un trend haussier avec la croissance de la demande, a indiqué le secrétaire général de l’Association des producteurs de volailles (APV), Abderrahmane Ryadi.

« Actuellement, le prix du poulet vif, sortie ferme, varie entre 14 DH/kg et 14,5 DH/kg. Il est encore un peu élevé pour le consommateur, mais la tendance est à la baisse » a déclaré le patron de l’APV, ajoutant que «nous prévoyons un retour à des prix normaux vers la mi-novembre» pour osciller entre 11 ou 12 DH/kg.

Il a encore précisé que le prix de la dinde, sortie ferme, varie entre 17,5 et 18 DH le kilo vif, son prix de revient étant plus élevé que celui du poulet de chair.

A ce prix s’ajoute une marge de 2 à 4 DH/kg chez les détaillants, a ajouté Abderrahmane Ryadi, estimant que les prix des deux volatiles retomberont en dessous des prix de revient, vers la fin du mois de décembre ou début janvier.

La fluctuation des prix dans le secteur va perdurer tant que les mesures prévues pour la mise à niveau des circuits de commercialisation et de distribution des volailles n’ont pas été mises en œuvre, avait prédit récemment, la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA).

Il s’agit notamment de la construction du nouveau marché de gros de volailles de Casablanca et de la réhabilitation des tueries traditionnelles (Riachat). Deux grands projets qui sont à la traîne, d’après le président de la FISA, Youssef  Alaoui, qui ne cache pas sa déception, rappelant qu’au Maroc il y a 15.000 Riachat.

«Nous avons déjà signé une convention avec les ministères de l’Agriculture, de l’Industrie et de l’Intérieur, pour la mise à niveau d’un premier groupe de 2.300 points de vente (réparties sur l’ensemble du territoire, NLDR), avec une subvention de 30.000 DH, pour chacune des Riachat», mais, a-t-il déploré, «la commission chargée de lister les 2.300 points de vente, ne s’est toujours pas réunie».

Dans tous les cas, avec ou sans les Riachat, les prix de la volaille ne peuvent pas échapper à des fluctuations périodiques tant ils demeurent tributaires de l’offre et de la demande et sont fortement influencés par la multiplicité des intermédiaires et des intervenants. En plus le coût de l’alimentation (maïs, soja, farine de poisson etc.) est dépendant des cours des matières premières sur le marché international.

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