Le Maroc en phase d’acquérir du Japon un nouveau navire océanographique

Le Maroc a procédé ce vendredi 18 décembre, à l’une des dernières démarches dans les étapes d’acquisition d’un nouveau navire océanographique japonais pour la recherche halieutique dans le Royaume, a annoncé le ministère marocain l’Agriculture et de la pêche maritime.

Il s’agit de la réception provisoire du navire au niveau du chantier naval de Mitsui E&S Shipbuilding Co., Ltd à Okoyama au Japon, précise le ministère dans un communiqué, précisant que ce navire de pointe est un véritable laboratoire flottant d’observation et de prospection des océans.

La construction de ce navire océanographique au profit de l’Institut national de la recherche halieutique (INRH), s’inscrit dans le cadre du partenariat historique entre le Maroc et le Japon dans le domaine de la pêche.

Il a été réalisé grâce à un accord de prêt d’une valeur de 5.371 milliards de yens (environ 480 millions de dirhams) conclu en 2017 entre l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) et l’INRH.

L’acquisition de ce navire océanographique permettra à l’INRH de mettre en place «un écosystème au bénéfice du développement durable au Maroc et d’approfondir les recherches halieutiques», explique la JICA, assurant que

le navire « permettra de réaliser des avancées majeures en matière d’évaluation et de suivi des stocks halieutiques et plus généralement dans l’appui scientifique pour le développement durable du secteur de la pêche» au Maroc.

«Avant la remise du navire au Gouvernement Marocain, des collaborateurs de l’INRH et le Département de la Pêche Maritime (DPM) suivront une formation intensive pour la gestion et la maintenance du navire en question» précise l’Agence nipponne, promettant que «la livraison du navire sera effectuée dans les délais impartis par le planning du projet ».

Pour rappel, la JICA est active dans le domaine de la pêche maritime au Maroc depuis plus d’une trentaine d’années. Elle a supporté plusieurs projets dans le secteur de la pêche maritime à travers la coopération technique, l’affectation d’experts japonais ainsi que l’octroi de dons pour la mise en place et la construction de plusieurs infrastructures tel que le Centre de Recherche en Technologie de Conchyliculture, dans le but de soutenir le développement durable et remédier aux disparités sociales et régionales dans le Royaume.

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