Un nouveau système de gestion de la pêche artisanale à Al Hoceima

Un nouveau moyen de surveillance et de gestion des ressources halieutiques et de lutte contre la pêche illicite vient d’être mis en place dans la région d’Al Hoceima. Le procédé baptisé « Suivicom » consiste en un système de suivi communautaire de l’activité de la pêche artisanale au niveau du Parc national d’Al Hoceima (PNAH). Le projet a été lancé dernièrement à l’occasion d’une journée de communication organisée au port de Cala Iris (commune de Bni Boufrah). Cette rencontre a permis également un débat ouvert entre les chercheurs et les professionnels sur les techniques et les moyens de la mise en œuvre de ce système pour une gestion participative des ressources halieutiques.
Le projet Suivcom, comme l’explique le directeur de l’Institut national de recherche halieutique (INRH), Mohamed Najih, a pour objectif de remédier au problème de la collecte de l’information concernant l’état des ressources halieutiques et leur exploitation dans la baie d’Al Hoceima.
La procédure consiste à collecter les informations directement auprès des pêcheurs qui sont en contact permanent avec le milieu marin et disposent de données fraîchement recueillies lors de leurs activités en mer.
Cofinancé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’INRH, ce projet vise à asseoir les conditions nécessaires pour travailler en concertation avec les pêcheurs afin d’apporter des réponses aux problématiques du secteur de la pêche et de la vie socioéconomique des pêcheurs, tout en aidant les responsables à prendre les décisions appropriées pour y remédier.
Néanmoins, il va falloir tout d’abord, former et initier les pêcheurs aux techniques de la collecte d’informations et des données avant qu’elles ne soient livrées à l’INRH pour leur interprétation et leur traitement par les ingénieurs et  techniciens spécialisés de l’Institut. Les conclusions et les synthèses de ces travaux seront retransmises par l’Institut aux responsables du secteur et aux professionnels afin de les aider à prendre les décisions et les actions adéquates à même de corriger les dysfonctionnements détectés.
Outre son apport financier, la FAO, a précisé son représentant, Matthieu Bernardon, veut à travers cette expérience, apporter son savoir-faire en matière de gestion des activités de la pêche à travers des techniques impliquant l’ensemble des intervenants, afin que responsabiliser tous les acteurs.
Pour protéger l’environnement marin, assurer la durabilité des ressources halieutiques et, par conséquent, favoriser une activité de pêche pérenne, suggère-t-il, il est primordial de renforcer la collaboration et les interactions entre les acteurs concernés, notamment les pêcheur et les organisations professionnelles qui sont les mieux lotis pour rendre compte des réalités du terrain. Pourvu que les pêcheurs prennent conscience de l’importance des enjeux et du rôle qui leur incombe pour préserver les ressources maritimes de la région.

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