Maroc-UE/Pêche : Les négociateurs entament le 6ème round sans voir le bout du tunnel

DamanakiLes négociateurs marocains et européens tiendront dans une semaine le 6ème round de leurs négociations depuis février 2011, mais les observateurs pensent que les conditions ne sont pas encore réunies pour la conclusion d’un nouvel accord de pêche.

Si les armateurs espagnols, grands bénéficiaires de la pêche dans les eaux marocaines, sont les plus pressés pour la conclusion d’un tel accord, les discussions sur les clauses du nouveau protocole à l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre le Maroc et l’Union Européenne (UE) buttent toujours sur un problème de taille directement lié au conflit du Sahara Occidental.

Sous le pressing des lobbies et groupes parlementaires européens qui défendent les thèses séparatistes du Polisario, l’Union Européenne semble vouloir imposer au Maroc l’exclusion du futur accord, de la zone de pêche longeant le littoral de ses provinces sud qui, pourtant, a été toujours inclue dans les précédents accords.

La commissaire européenne chargée de la pêche, Maria Damanaki paratge ce même avis en affirmant que les négociations ne sont freinées ni par le volet financier, ni par le volet technique, mais elles butent sur un problème « à caractère politique » à savoir la question du Sahara qui est le principal obstacle.

Bruxelles exige également du Maroc plus de respect des droits de l’homme dans cette zone, alors que Rabat soutient qu’il s’agit plutôt, de questions relevant de sa pleine souveraineté et n’ont pas lieu d’être l’objet de marchandage.

D’ailleurs c’est pour ces mêmes raisons que le Parlement européen avait rejeté le 14 décembre 2011, la prolongation de l’ancien accord de pêche Maroc-UE, obligeant Rabat de virer la flotte de pêche européenne de ses eaux.

Ce nouveau round, prévu à Rabat du 18 au 19 juillet, précise le ministère marocain de l’agriculture et de la pêche maritime, devrait permettre aux deux parties d’approfondir les questions techniques et financières abordées lors de la dernière réunion en février 2013.

Le constat actuel est que malgré la tenue de cinq rounds depuis novembre 2012, les discussions se trouvent encore dans l’impasse.

Avec le nouveau round, le sixième de la série, les observateurs se disent peu certains de voir les deux parties parvenir à la conclusion d’un nouvel accord. Ils pensent que chacune des deux parties est appelée à faire des concessions pour trouver un terrain d’entente.

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