Maroc – pêche : La sardine de retour dans les de l’Océan Atlantique

La sardine, le maquereau et les anchois sont de retour dans les eaux maritimes marocaines du côté de l’Océan Atlantique. Ce retour impromptu s’explique par le refroidissement des eaux de l’Océan atlantique. La température de l’eau dans cette zone oscille entre 17 et 18 degrés, ce qui présage d’une bonne année de pêche pour les professionnels marocains. Les industriels de la pêche expliquent le regain de leurs activités marquées par une nette amélioration des captures durant le premier trimestre 2012, par ce phénomène cyclique qui intervient après un réchauffement qui aura duré trois ans. Durant les trois premiers mois de l’année en cours, les exportations de conserves de poisson ont progressé, selon l’Office National des Pêches (ONP), de 32% par rapport à la même période de l’année précédente. Leur apport en devises a été de 180 millions de Dollars Us, contre 44 millions seulement durant la même période de l’année écoulée. La sardine qui a retrouvé ses conditions optimales de reproduction dans les eaux maritimes marocaines, s’est taillée la part du lion au niveau des exportations avec 85% des expéditions. Elle est talonnée par d’autres espèces avec des volumes moindres, mais également en croissance par rapport à l’année précédente.
Le maquereau a progressé de 66% à 16.614 tonnes et l’anchois de 47% à 16.057 T, ce qui représente une évolution en valeur respective de 38 et 36%.
Avec le retour du cycle de refroidissement des eaux de l’océan, les industriels de la pêche estiment que cette période faste très favorable aux exportations devrait durer normalement trois ans.
Les professionnels spécialisés dans la pêche essentiellement de ces trois espèces (Sardine, maquereau et anchois) espèrent tirer profit de l’amélioration des conditions maritime et notamment de la baisse de la température des eaux de mer. Selon les prévisions disponibles les prises devraient passer de 35% en 2010, à 80% en 2012. Les industriels tablent sur un volume de capture de 101.000 tonnes, dont le gros lot proviendrait des zones de pêche de l’atlantique Sud. Si le refroidissement des eaux de l’Océan sur l’axe Essaouira Dakhla fait le bonheur des pêcheurs et des industriels de la conserve de poisson, pour les baigneurs c’est une toute autre histoire.

About Abdenbi EL OUADGHIRI

Check Also

Le Kenya injecte 120 millions de dollars dans des projets d’économie bleue

Le gouvernement kényan a mobilisé une enveloppe de 12 milliards de shillings (environ 120 millions …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *