Les prix du sucre et du café au plus bas depuis 2010

Sucre-Cacao-CaféLes prix du sucre et du café ont connu un nouveau recul la semaine dernière sur les marchés mondiaux des matières premières.
A New York, les cours du sucre ont chuté à leur plus bas niveau, depuis l’été 2010. La tendance baissière aussi bien pour le sucre que pour le café et le cacao, est dopée notamment par une surproduction et une abondance de l’offre sur le marché.
Le cours du sucre affichait jeudi dernier à New York, 17,76 cents la livre, soit le prix le plus bas que connaît ce marché depuis août 2010. Sur le NYBoT-ICE américain, la livre du sucre brut pour livraison en mai cotait 17,85 cents contre 18,19 cents sept jours auparavant pour le contrat de mars.
Sur le Liffe de Londres, la tonne du sucre blanc pour livraison en mai valait 491,30 dollars vendredi à 12H00 GMT, contre 490 dollars une semaine auparavant pour le contrat de mars.
Rien qu’en 2013, le sucre a perdu plus de 7% de sa valeur, un repli que Tom Pugh, analyste du cabinet Capital Economics, l’explique par «l’abondance de la production » dont le volume devrait atteindre un niveau record en 2013 grâce aux bonnes conditions météorologiques et à des investissements dans la mécanisation des exploitations.
Selon les analystes, les cours du sucre devraient se maintenir cette saison, à un faible niveau en raison d’une récolte record attendue au Brésil (premier pays exportateur). La tendance des cours ne pourrait s’inverser qu’en 2014, lorsque de nombreux grands producteurs opteront pour l’éthanol au lieu du sucre à partir de la canne, ou arrêter totalement le raffinage de sucre.
Pour le café, les cours ont également accusé une sensible baisse, ces dernières semaines.
Sur le NYBoT-ICE à New York, la livre d’arabica pour livraison en mai valait 140,50 cents, contre 140,80 cents sept jours auparavant pour le contrat de mars, se rapprochant ainsi des 135 cents la livre atteints mi-décembre, son plus bas niveau depuis juin 2010.
Sur le Liffe de Londres, la tonne de robusta pour livraison en mai valait 2.055 dollars vers 12H00 GMT, contre 2.136 dollars le vendredi précédent à la même heure pour le contrat de mars. En revanche, le prix du robusta qui est de moins bonne qualité que l’arabica, a grimpé, dans un marché fiévreux à l’approche des vacances du Nouvel an lunaire au Vietnam (un des principaux producteurs de robusta) – période durant lesquelles les exportations du pays marquent le pas.
Les opérateurs se sont peu inquiétés des retombées sur le marché, de la maladie de la rouille, un champignon s’attaquant aux caféiers qui affecte depuis fin 2012 nombre de plantations en Amérique centrale. Le Honduras a annoncé une hausse de 56% sur un an de ses exportations de café en janvier et celles du Guatemala, ou a été déclaré  « l’état d’urgence », ont quand même augmenté de 9%, a expliqué un analyste. La surabondance de l’offre au niveau mondial, a atténué l’effet de cette maladie, puisque les stocks sur le marché new-yorkais ICE, sont aujourd’hui à leur plus haut niveau depuis 3 ans.
Au Brésil, principal pays producteur, le gouvernement table sur une production record de 50,9 millions de sacs (de 60 kg) pour la saison 2012/2013 qui s’achève en avril, et les pluies abondantes des derniers jours devraient y favoriser une récolte de nouveau exceptionnelle en 2013/2014.
Par ailleurs, une éventuelle abondance de l’offre, estime la maison de courtage Sucden, risque d’inciter les torréfacteurs de vouloir faire le plein de leurs stocks ce qui dopera à court terme la hausse des cours du café.
A signaler enfin que les cours du cacao ont eux aussi fortement chuté cette semaine. La tonne de la fève brune robusta pour livraison en mai valait 1.411 Livres à Londres et 2.147 Dollars à New York, des niveaux plus vus depuis respectivement avril et juin 2012.
Cette baisse des prix du cacao s’explique par une la faible demande pour la consommation de chocolat face à la disponibilité de l’offre et le niveau satisfaisant des stocks mondiaux.

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