Comme le Maroc, des pays d’Europe occidentale confrontés à la sécheresse

Les professionnels  marocains de l’agriculture et de l’élevage ne sont pas les seuls à se plaindre des retombées négatives de la récente vague de froid et de la sécheresse. En Europe occidentale et une partie de la Méditerranée sont mises à l’épreuve par les répercussions d’un hiver sec et d’une vague de froid polaire. Après un automne particulièrement sec, l’Europe a enregistré un faible taux de précipitations durant la saison hivernale. A l’instar du Maroc, où la pluie n’était pas au rendez-vous ces trois derniers mois, l’Espagne, le Portugal et le sud de la Grande-Bretagne  ont connu leur hiver le moins humide depuis plus d’un demi-siècle. Même en France, pourtant premier producteur européen de blé, la partie sud-ouest du pays accuse un déficit hydrique de 25 à 50 % depuis septembre avec un mois de février pratiquement sec. En plus, la vague de froid enregistrée durant ce mois, a détruit une partie des cultures. Les agriculteurs sont donc contraints de pratiquer des ressemis et d’attendre le ciel soit plus généreux durant la saison printanière.
Les conséquences du manque ou de l’absence des précipitations et de la vague du froid glacial inhabituel qui a sévit durant les derniers mois, se font sentir surtout chez les cultivateurs de céréales et les agriculteurs, dont les dégâts ne seront connus exactement qu’à la fin de la campagne agricole. Dans les conditions actuelles, même si les grands producteurs de céréales comme les Etats-Unis, le Canada, la France ou la Russie s’attendent à une bonne récolte, les pays touchés par la sécheresse craignent une forte demande qui pourrait pousser à la hausse les cours des céréales sur le marché international des matières premières agricoles. A moins d’un bon arrosage durant les mois de mars et d’avril dans les zones menacées par la sécheresse, la demande risque de croître et de doper les prix qui peuvent atteindre des seuils plus élevés d’ici le mois de juin prochain.
Le Maroc et l’Algérie, où la récolte de l’actuelle campagne devrait chuter de moins de 50 % par rapport à la moyenne annuelle, ont déjà pris un train de mesures pour renflouer leurs stocks céréaliers. Au Maroc les stocks de blé tendre qu’utilisent les minotiers industriels couvrent à peine quatre mois, ce qui a amené le gouvernement à exonérer les importateurs de la taxe douanière  jusqu’au mois d’avril prochain. L’Espagne est aussi n’est pas dans une position confortable. Avec la sécheresse qui prend place dans le pays, les premiers incendies de forêt commencent déjà à être signalés, et les cultures céréalières sont asséchées de manière prématurée même dans la région nord de Castille-et-Leon, première province productrice de céréales.
Pour nombre de pays dont les cultures céréalières sont menacées, tout se joue sur les précipitations du printemps.

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