Le Souss aura bientôt son institut de recherche pour l’arganier

L’arganier qui constitue avec le safran, l’or vert des habitants du Souss, était au cœur des débats d’un congrès international tenu du 15 au 17 décembre dernier à Agadir. Organisée par l’Agence nationale de développement des zones oasiennes et de l’arganier (Andzoa) en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, le département des Eaux et Forêts et l’Institut National de Recherche Agronomique, la rencontre a réuni des experts et des chercheurs marocains et étrangers. Ces derniers ont focalisé leurs débats sur les moyens et techniques d’améliorer et de préserver la culture de l’arganier, une essence forestière rarissime, en la plaçant dans le cadre du développement durable.
Dans ce contexte, Aziz Akhannouch, ministre sortant de l’Agriculture et de la Pêche maritime, a annoncé la création d’un Institut de recherche dédié à l’arganier qui s’étend sur une superficie de près de 800.000 ha dans la région s’étendant de la chaouia-ouerdigha jusqu’au Souss. Le projet, dont le coût est estimé à 50 millions de DH, est inscrit dans le budget de l’Agence Nationale de Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier pour l’exercice 2012, date de démarrage du chantier, alors que le dossier est déjà à l’étude. En attendant, pour le développement de la filière, deux conventions ont été signées en marge du congrès d’Agadir. La première a été conclue entre l’Andzoa et la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’argane (Fimargane). Un cycle de formation professionnelle et du conseil technique prévue par cette convention, couvre l’ensemble des activités intéressant la culture et la transformation de l’arganier: production des plants, amendons, récolte, stockage, valorisation et commercialisation des produits et sous produits.
L’objectif est de préciser les engagements des différentes parties impliquées et de coordonner leurs interventions sur le terrain. En un mot, il s’agit de travailler en synergie pour l’accroissement de la production, des investissements et des emplois et améliorer la rentabilité de la filière de l’arganier. Ces actions exigent un appui institutionnel et technique pour l’émergence à l’horizon 2014, de structures professionnelles régionales et interprofessionnelles nationales représentatives de la filière. La seconde convention, passée entre l’Andzoa et Fimargane, s’inscrit dans le cadre du Plan Maroc Vert qui prévoit le développement des principales filières agricoles sur la base d’une contractualisation des relations entre l’Etat et les interprofessions respectives.
La convention définit les engagements des deux parties: ceux inhérents à la profession, représentée par Fimargane et ceux incombant à l’administration, représentée par l’Andzoa. Ils consistent à créer un cadre juridique et économique permettant l’exercice de l’activité agricole dans les meilleures conditions possibles.

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