Rabat et Ottawa intensifient leur partenariat avant l’étape du libre-échange fin 2012

Rabat et Ottawa partagent les mêmes ambitions de partenariat. En attendant la conclusion  fin 2012 ou début 2013, d’un accord de libre-échange, le Maroc et le Canada viennent de sceller un protocole d’entente dans les domaines de l’agriculture, de l’agroalimentaire, de l’élevage et des secteurs connexes. Le Protocole d’entente a été signé, jeudi 26 avril à Meknès en marge du SIAM 2012, par les ministres de l’agriculture marocain, Aziz Akhannouch et canadien, Gerry Ritz.
Le Canada, est l’invité d’honneur de la 7ème édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM 2012) où il est représenté par 16 exposants de divers secteurs.
En considération des grandes potentialités d’absorption du marché canadien, Akhannouch déclaré à l’occasion, que le Maroc doit diversifier ses exportations pour y inclure, en plus des agrumes et des conserves végétaux, d’autres variétés telles les produits de terroir fort appréciés par le consommateur canadien.
Le nouveau protocole d’entente intervient quelques mois seulement avant la conclusion d’un accord de libre-échange entre deux pays.
Cet accord cible plusieurs domaines de coopération prioritaires, à savoir : la santé des animaux, la protection des végétaux et la salubrité des aliments, le développement de la production animale et végétale (conduite de programmes d’amélioration génétique de l’élevage laitier, alimentation animale, production des semences certifiées, introduction de variétés végétales performantes, politique de qualité des produits agricoles, agriculture durable, etc.)
Il porte aussi sur la recherche agricole, la formation, le transfert d’expertises et de technologie et l’échange d’informations (sur les politiques agricoles et commerciales, statistiques agricoles, la gestion du risque agricole) le suivi et l’évaluation des programmes et projets agricoles). La veille commerciale et le développement des marchés agricoles avec la mise en place d’un observatoire de veille, la régulation des marchés, la mise en marché collective des produits agricoles sont aussi au menu du futur accord.
Le Maroc s’inscrit à ce titre, dans une approche de « Liste positive », assortie d’une clause de rendez-vous alors que le Canada propose que tous les produits agricoles soient soumis, dès l’entrée en vigueur de l’accord, à un schéma de démantèlement tarifaire progressif qui prévoit une libéralisation à terme.
Le projet d’accord de libre-échange a fait l’objet de discussions informelles, qui ont permis d’identifier des points de convergence et des flexibilités nécessaires pour garantir les intérêts économiques mutuels des deux pays. Si le futur accord ne pose que peu de contraintes pour le Canada, en revanche, pour le Maroc, il s’agit d’un défi additionnel devant être relevé dans le cadre du processus d’ouverture progressive et équilibrée de son économie.
Pour y parvenir, comme l’explique Akhannouch, les Marocains attendent du Canada, une coopération financière conséquente combinée à une assistance technique appropriée et une approche asymétrique.
« Entre le Maroc et le Canada, il existe un partenariat commercial que nous voulons plutôt de développement », a déclaré le ministre marocain de l’agriculture et de la pêche en marge de la cérémonie d’ouverture du pavillon du Canada au Salon.
Son homologue canadien, Gerry Ritz Ritz a souhaité voir, quand à lui, les deux pays établir un partenariat à long terme, rappelant que les échanges commerciaux entre les deux pays, constitués principalement de produits agricoles, dépassent déjà les 500 millions de dollars par an,.
Les deux parties ont convenu l’organisation de séjours au Canada portant entre autres, sur la concertation autour des projets de recherche à développer, entre l’INRA (Institut National marocain de la Recherche Agronomique) et la Direction Générale de la Recherche en Agriculture au Canada.
Les agriculteurs et professionnels marocains pourraient tirer grand profit du futur accord de libre-échange avec le Canada qui a une longue expertise que ce soit dans l’agriculture, la céréaliculture, l’élevage ou la pêche en plus de son avancée technologique.

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