Mise en garde de la FAO contre la réapparition de la grippe aviaire

Le risque de réapparition de la grippe aviaire est toujours de mise en raison de la présence du virus H5N1 dans certains pays d’Asie et du Moyen-Orient, où la maladie est devenue endémique.
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) vient de lancer en ce sens, une mise en garde à travers laquelle ses experts se disent préoccupés par les risques de réapparition de la grippe aviaire et d’autres maladies animales dangereuses en l’absence d’un renforcement des mesures de surveillance et de contrôle au niveau mondial.
Ces risques sont aggravés par la persistance de la crise économique internationale qui signifie qu’il y a moins d’argent disponible pour la prévention ces maladies contagieuses, aussi bien pour les organisations internationales que pour les gouvernements des pays qui seraient touchés par ces fléaux.
L’expert de la FAO se dit, préoccupé par le fait que La plupart des gouvernements, a averti le vétérinaire en chef de la FAO, Juan Lubroth, seraient incapables, dans les conditions actuelles, de rester sur leurs gardes et de maintenir la vigilance à un niveau élevé.
Pourtant, la FAO estime  qu’une vigilance stricte s’impose en permanence, car d’importants foyers du virus H5N1 sont encore signalés dans certains pays d’Asie et du Moyen-Orient, où la maladie est devenue endémique. En l’absence de contrôles adéquats, le virus pourrait se propager facilement à l’échelle planétaire comme ce fut le cas en 2006.
Compte tenu du lourd tribut qu’une pandémie de grande échelle infligerait à l’humanité, la Fao conseille aux gouvernements des pays à risque, d’investir davantage dans les moyens de  prévention. Des mesures appropriées peuvent éliminer complètement le virus H5N1 de la filière avicole et protéger ainsi la santé et le bien-être des individus.
Entre 2003 et 2011, la grippe aviaire avait occasionné la mort ou l’abattage forcé de plus de 400 millions de poulets et canards d’élevage et provoqué des pertes économiques estimées à 20 milliards de dollars. Le virus H5N1 qui est transmissible à l’homme a contaminé au cours de la même période, plus de 500 personnes, don plus de la moitié est décédée, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les mêmes organisations rassurent néanmoins que pour le moment, les élevages de volailles sont exemptes de virus dans la plupart des 63 pays infectés en 2006, notamment la Turquie, Hong Kong, la Thaïlande et le Nigeria. Et après plusieurs années de travail acharné et un engagement financier international, des progrès sensibles ont été enregistrés contre la grippe aviaire en Indonésie.
La peste des petits ruminants, une maladie hautement contagieuse capable de décimer des troupeaux entiers de moutons et de chèvres constitue une autre menace grandissante. Cette maladie qui est en pleine expansion en Afrique subsaharienne, provoque des ravages notamment en République démocratique du Congo et commence à déborder dans le sud de l’Afrique.
« L’ironie veut qu’un excellent vaccin parfaitement au point existe pour la peste des petits ruminants, mais que peu de gens l’utilisent », a regretté Lubroth, appelant les organisations internationales spécialisées à s’investir davantage  surtout dans le domaine de la prévention.

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