L’élevage camelin connaît un nouvel essor à Laâyoune

L’élevage camelin est à l’heure de la restructuration dans les provinces du sud. La direction régionale de l’agriculture a récemment annoncé l’injection pour la période 2011-2020, une enveloppe de 198,566 millions de Dirhams dans le développement du secteur de l’élevage camelin dans la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra. L’objectif étant d’améliorer la structuration du secteur en coopératives et l’amélioration du revenu des éleveurs, de la productivité et de la rentabilité. Considéré comme un des piliers de l’économie régionale dans les provinces Sud du Royaume, l’élevage camelin a toujours suscité la fierté des habitants de ces régions. Cet ambitieux plan du département de l’agriculture prévoit la création de 10 rassemblements devant regrouper les éleveurs des dromadaires dans la région, l’appui de l’association régionale des éleveurs du dromadaire, ainsi que l’acquisition de matériel d’engraissement pour améliorer la production de viande. Quant à la filière laitière, le plan vise notamment la construction et l’équipement de sept centres de collecte de lait et de trois unités pour son industrialisation et sa transformation, ainsi que la construction de trois étables modèles et l’acquisition de dix camions-citernes pour approvisionner ces unités en eau potable.
Le plan de restructuration régional de l’élevage camelin s’inscrit dans le cadre du Plan Maroc Vert. Grâce à ces projets, le secteur camelin connaîtra un nouvel essor tant au niveau de l’amélioration de la race locale, de sa rentabilité que pour accroître la production des viandes et du lait conformément aux attentes des éleveurs et des populations locales.
La région Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra compte actuellement un effectif camelin de quelque 85 mille têtes, soit 45% de l’effectif national des dromadaires qui ne dépassait pas les 3 mille têtes en 1976, selon des statistiques de la direction régionale de l’agriculture à Laâyoune. Ces dernières années, cette activité a connu plusieurs changements, d’une part le cheptel camelin n’a pas cessé de diminuer à cause de la sédentarisation des populations locales et de plusieurs années de sécheresse itérative que le Maroc a connues au cours des deux dernières décennies. C’est pourquoi le plan de restructuration du secteur camelin a été initié en vue d’inciter les éleveurs à mieux s’investir dans l’élevage camelin et à moderniser les méthodes et moyens de production.

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